Source : Aricle publié dans NEXUS N° 20, mai 2002

DE CHINTAMANI À SHAMBHALLA

___________________

 

LA PIERRE DE CHINTAMANI ET LA CITÉ DES HUIT IMMORTELS

Cela semble être un trapézoèdre de pierre noire ou de minerai, avec des stries luisantes. Toutefois, c'est plus qu'une pierre, ou moins que cela. Les scientifiques ne pourraient l'étudier à fond parce que cela n'existe que partiellement dans les concepts humains de matière et d'espace. Plus qu'un artéfact, la Pierre de Chintamani est la clef de portes qui furent fermées dans la nuit des temps.

Un morceau de la pierre était conservé dans un monastère au Tibet, un autre morceau au Musée d'Histoire Naturelle de la ville de New York et le troisième dans la cité de l'Agartha.

Une vieille légende sud-américaine raconte que le dieu Tvira construisit un temple sur une île du lac Titicaca afin d'y abriter trois pierres sacrées nommées Kala.

Trois pierres noires étaient semblablement vénérées par les Musulmans dans la Kaaba de la grande mosquée de la Mecque. Il y a plusieurs traditions concernant ces pierres, mais toutes s'accordent quant à leur origine céleste. Les Musulmans prétendent qu'à l'origine les pierres étaient blanches, mais qu'elles ont noirci sous l'effet de pensées négatives ou mauvaises.

En Hongrie, près du village de Stregoicavar, il y avait un monolithe que les occultistes du XIXème siècle considéraient comme étant une des clefs. Le monolithe était à l'origine de beaucoup de superstitions, en particulier la croyance que quiconque dormirait dans son voisinage serait pour le reste de ses jours hanté par des cauchemars d'un autre monde.

La Pierre de Chintamani est mentionnée dans de nombreux textes comme étant "le trapézoèdre lumineux". Un savant arabe connu sous le nom de Abdul Al-Hazred y fait référence dans son manuscrit Kitab Al-Azif, du XVIIIème siècle. Von Junzt y fait allusion dans son Unaussprechlichen.Kulten, ainsi que les écrits Ponape et le De Vermiis Mysteriis de Prinn.

La référence la plus récente à ces pierres date des années 1920 et donne des indications quant aux raisons qui les ont assimilées à des "clefs".

Dans les croyances bouddhiques et taoïstes, existe une tradition des "huit immortels" : huit maîtres qui résident sous une montagne à la frontière de la Chine et du Tibet. La cité, connue dans certaines légendes sous le nom d'Agartha et de Hsi Wang Mu dans d'autres, est peut-être souterraine et l'on dit souvent qu'elle se trouve non loin de Lhasa.

Il y a eu plusieurs rapports, plus ou moins douteux, d'explorations de tunnels conduisant à cette cité, mais le plus convaincant est celui de l'artiste mystique russe Nicholas Roerich (1874-1947). Alors qu'il voyageait en Asie, durant la première décennie du XXème siècle, il entendit parler des huit immortels et de leur demeure dans la montagne. Un guide indigène lui parla d'une immense caverne, dans la chaîne des monts Kunlun, où des trésors auraient été cachés depuis l'aube de l'histoire et où vivrait un peuple étrange d'hommes gris.

Dans les années 1920, l'Abbé supérieur de la lamaserie de Trasilumpo confia à Roerich un fragment de pierre magique issue d'un autre inonde : la Pierre Chintamani, réputée provenir de la région de Sirius. Un texte asiatique ancien dit que "lorsque le fils du Soleil descendit sur Terre pour enseigner à l'humanité, du ciel tomba un bouclier qui portait la puissance du monde".

Helena, la femme de Roerich, écrivit que la pierre possédait un lustre sombre, comme un cœur noir, et portait quatre lettres inconnues. Roerich identifia les lettres comme étant du sanscrit et les traduisit ainsi : "Je viens de parmi les étoiles. J'apporte le calice couvert du bouclier. Dessous, j'apporte un trésor, le don d'Orion." La pierre irradiait plus fort que le radium, mais à une autre fréquence.

Les légendes asiatiques rapportent que cette radiation s'étend sur de grandes distances et influence les événements mondiaux, et que la masse principale de cette pierre est conservée dans une tour de la cité du Fils des Etoiles.

Les textes anciens racontent que la pierre fut envoyée du Tibet à Jérusalem au Roi Salomon qui la fendit et se fit un anneau d'un des fragments. Des siècles plus tard, Mahomet en prit trois fragments qu'il porta à la Mecque. Un fragment plus petit fut envoyé en Europe, aux bons soins de Roerich, pour assister à la fondation de la Ligue des Nations. Lorsque la Ligue échoua, Roerich ramena le morceau au Tibet, à la lamaserie de Trasilumpo. On pense que le 13ème Dalaï Lama décida que les morceaux seraient mis en sûreté en différents endroits.

Roerich présuma que la pierre était une forme de moldavite, un minéral magnétique supposé favoriser l'activité spirituelle. Certains historiens déclarèrent que la pierre agissait comme une balise, indiquant le chemin vers la cité des Huit Immortels.

L'Abbé expliqua à Roerich que les Immortels étaient constitués d'air et d'argile, formés par Mu Kung, souverain de l'air d'Orient et Wang Mu, souveraine de l'air d'Occident. Selon une variante post-taoïste, ils provenaient d'une planète du système de Sirius et établirent une base dans les montagnes du Tibet pour y pratiquer des expériences d'hybridations génétiques.

Roerich déclara qu'au cours de son voyage au Tibet il aperçut un disque volant (il utilisa ce terme vingt ans avant qu'il n'entra dans le vocabulaire courant). Son guide lui dit que cet engin venait de l'Agartha.

Selon la théorie de Roerich cette pierre serait chargée de shugs, courants de force psychique. Il présumait qu'elle fonctionnait comme un accumulateur électrique capable, en quelque sorte, de restituer l'énergie qui s'y trouve emmagasinée. Par exemple, elle augmenterait la vitalité spirituelle de celui qui la touche, lui conférant des connaissances ou exaltant ses capacités psychiques lui permettant d'apercevoir l'Agartha, la vallée des Huit Immortels.

Selon Balam, la pierre est la clef de tous les futurs et de la destinée de chacun. C'est un lieu de puissance, un vortex quantique non technologique.

Références

* Agartha – Secrets of the Subterranean Cities :

www.za.spiritweb.org/Spirit/agartha.html

* ChintamaniTreasure of the World :

www.roerich.org/icmr/collection/Paintings/Chintamani.html

* Nicholas Roerich : www.roerich.org

* Searching for Shambhala : www.atlantisrising.com/shambhala.html

* Underground Cities : www.crystalinks.com/underciv.html

Source

www.jamesaxler.com/dlwsg/chintamani_stone.htm

 

ROERICH À LA RECHERCHE DE SHAMBHALLA

Les adeptes de la théorie de la Terre Creuse ont consacré beaucoup d'énergie à tenter de repérer les entrées polaires, particulièrement la boréale, vers les parties creuses de la Terre. Ils ont puisé leur matériel de recherche à de nombreuses sources, les méthodes scientifiques, entre autres, ont été utilisées, depuis l'imagerie des satellites jusqu'aux relevés sismographiques. Mais auparavant, les "Chercheurs de Terre Creuse" cherchaient les informations dans les légendes et le folklore ainsi que dans les rapports des expéditions polaires.

Par exemple, le Bhagavat Purana raconte l'histoire des fils du Maharaja Sagara que leur père envoya de par le monde à la recherche du cheval sacrificiel qui avait été volé par Indra. A un certain moment, les fils de Sagara partirent de l'Inde vers le nord-est, pénétrèrent dans la Terre et trouvèrent le cheval à l'ermitage de Kapila Rishi (ils ne se montrèrent guère amènes à l'égard des Rishis). D'autres Puranas offrent davantage de détails. Ils relatent que les Sagaras vinrent à un océan du nord, le traversèrent, et qu'ensuite ils pénétrèrent dans les entrailles de la Terre.

Il y a des croyances bouddhiques traditionnelles à propos de la cité de Shambhala et du royaume de l'Agartha, au sein duquel elle se trouve. En l'occurrence, certains entretiens que l'érudit Nicholas Roerich eut avec des lamas et d'autres tibétains, tandis qu'il voyageait avec sa femme dans cette région vers 1920, ont été consignés dans divers livres, à commencer par ceux de Roerich lui-même, entre autres Altai-Himalaya (1929) et Shambhala (1930). (Son œuvre artistique est toujours exposée au Musée Nicholas Roerich au 319 West 107th Street à New York City).

Roerich écrit :

"Je me souviens que, tandis que nous franchissions la passe de Karakorum, mon saïs, le Ladaki, me demanda : savez-vous pourquoi il y a là-bas une haute terre si particulière ? Savez-vous que, dans des cavités souterraines de nombreux trésors sont cachés et qu'il y vit une tribu merveilleuse qui exècre les péchés du monde ? Et en effet, en approchant de Khotan, les sabots de nos chevaux firent résonner le sol, comme si nous chevauchions sur des cavités. Les gens de notre caravane attirèrent notre attention sur ce phénomène... Quand nous vîmes des entrées de cavernes, nos caravaniers dirent : des gens vivaient ici, il y a longtemps; maintenant ils sont à l'intérieur ; ils ont trouvé un passage souterrain vers ce royaume souterrain."

Voici les passages les plus importants (tirés de Shambhala, la resplendissante, Nicholas Roerich) d'une conversation que Roerich eut en 1928 avec un lama tibétain.

"Roerich : Lama, parle moi de Shambhala.

Lama : Mais vous, les occidentaux, vous ne savez rien de Shambhala, vous ne cherchez pas à savoir. Sans doute vos questions sont-elles inspirées par la curiosité, et vous évoquez ce nom sacré en vain."

Après que Roerich l'eut un peu amadoué, le lama le considéra et poursuivit :

"L : La Grande Shambhala est bien au-delà de l'océan. C'est le puissant domaine céleste. Cela n'a rien à voir avec notre Terre. Pourquoi et comment se fait-il que vous et votre peuple s'y intéressent ? Seulement dans certains endroits, loin au nord, peut-on voir les rayons resplendissants de Shambhala... Les secrets de Shambhala sont bien gardés.

R : Lama, nous connaissons la grandeur de Shambhala. Nous sommes conscients de la réalité de ce royaume indescriptible. Mais nous connaissons aussi l'existence de la Shambhala terrestre. Nous savons que de grands lamas ont visité Shambhala... Nous connaissons l'histoire du Lama Buryat, comment il fut conduit par un passage secret très étroit... Alors ne me parlez pas seulement de la Shambhala céleste, mais aussi de la terrestre... parce que je sais qu'il y en a une vraie sur Terre aussi... Lama, comment se fait-il que la Shambhala terrestre n'ait pas encore été découverte par des voyageurs ? Les cartes nous montrent tant de chemins d'expéditions. Il semble bien que tous les sommets aient été marqués et toutes les vallées et rivières explorées.

L : ..Mais jusqu'ici ces gens n'ont pas tout trouvé, alors, qu'un homme essaye d'atteindre Shambhala saris y avoir été appelé ! Vous avez entendu parler des torrents empoisonnés qui entourent les hauts plateaux. Peut-être avez-vous vu des gens mourir à cause des gaz lorsqu'ils s'en approchent... Beaucoup de gens essayent d'aller à Shambhala sans invitation. Certains ont disparu à tout jamais. Quelques rares parmi eux atteignent le lieu sacré et seulement si leur karma est prêt pour cela."

Plus récemment, Jan Lamprecht aborda ce sujet dans son livre Hollow Planets [Les Planètes Creuses] (1998). Un lama et docteur tibétain, enseignant de renom en bouddhisme Vajrayana, donna des conférences à San Jose, Californie, et fit référence à l'Agartha. Il porte le titre de : Sa Sainteté Orgyen Kusum Lingpa, ce qui laisse présumer qu'il appartient à une certaine lignée et qu'il détient d'anciennes informations sur le sujet. Lamprecht écrit :

Au cours de ses conférences à San Jose, ce lama déclara que 1'Agartha pouvait être atteinte depuis l'Inde en volant vers le nord pendant sept jours. Je présume que le lama entendait par là : la vitesse du vol d'un oiseau. Dans ce cas, en sept jours à la vitesse moyenne d'un oiseau, vers le nord à partir de l'Inde on atteint facilement l'Arctique.

Le lama de Roerich affirmait que Shambhala se situait dans le lointain nord. Serait-ce une référence à l'océan arctique ?"

Source

édité de la page web www.skywebsite.com/hollow/arctic

 

Traduction : André Dufour